Face au rouleau compresseur trumpien, l’Union européenne donne des signes inquiétants de désorientation diplomatique : plusieurs États-membres dirigés par des populistes nationalistes reprennent désormais une partie de l’agenda de Donald Trump et jouent leur propre partition, quitte à donner l’impression que l’UE négocie avec Washington comme on marchande un kebab à 4h du matin : en tremblant, mais avec conviction.
Selon nos informations exclusives, un sommet d’urgence a même envisagé une réforme structurelle : remplacer le Service européen pour l’action extérieure par un groupe WhatsApp intitulé « U.S. Plz Be Nice ». « On est plus réactifs. Et puis les stickers, ça humanise la diplomatie », assure Pascaline V., conseillère auprès d’un ministère, qui admet néanmoins que le dernier communiqué commun a été envoyé sous forme de GIF de drapeau européen en feu.
« La France est-elle encore capable de dire non, sans demander d’abord l’autorisation de dire non ? »
Les experts s’accordent à dire que la situation s’aggrave : d’après une étude de l’Institut Européen du Bon Sens Populaire (IEBSP), 73% des Européens confondraient désormais « souveraineté » et « se mettre d’accord pour être d’accord avec l’Amérique ». Jean-Marc, retraité du Var et ancien spécialiste autoproclamé en géopolitique de terrasse, se dit soulagé : « Avant, l’Europe parlait de valeurs. Maintenant, elle parle comme un oncle au barbecue. On retrouve enfin la France d’avant, celle où on disait des choses définitives sans avoir lu le dossier. »
À Bruxelles, plusieurs diplomates reconnaissent une nouvelle méthode de travail : l’alignement préventif. « On anticipe ce que Washington pourrait vouloir, puis on l’annonce fièrement comme une initiative européenne », explique Sandrine L., experte en rien du tout invitée permanente sur une chaîne d’info fictive. Dans un pays qui se respecte, jamais on n’aurait toléré une telle innovation : l’UE aurait au minimum organisé un comité, puis un sous-comité, puis une minute de silence pour le comité.
Dernier rebondissement : pour prouver son indépendance stratégique, l’Union européenne envisagerait de frapper fort en adoptant une mesure radicale… un “Buy European Act” écrit intégralement en anglais, relu par un cabinet américain, et signé lors d’une cérémonie solennelle devant une reproduction géante de la Maison-Blanche louée pour l’occasion. Ce que le gouvernement ne vous dit pas, c’est que la prochaine étape serait l’unification des drapeaux : un seul, plus simple, avec 50 étoiles et l’inscription « union » en bas, pour éviter toute confusion.


