Depuis trois mois, des vidéos montrent des éoliennes immobiles en pleine journée. Julien Odoul (RN) a enfoncé le clou sur X : « Elles ne fonctionnent que 20% du temps et sont secourues par des groupes électrogènes thermiques. » Une enquête locale en Bretagne confirme : derrière chaque parc, un hangar abrite des moteurs diesel de 500 kW, prêts à prendre le relais. La pollution serait pire qu’avec des centrales à gaz.
En Bretagne, des hangars abritent des moteurs diesel de 500 kW derrière chaque parc éolien, prêts à prendre le relais quand le vent tombe.
Sauf que ces moteurs n’existent pas. Les éoliennes sont conçues pour s’arrêter quand le vent est trop faible ou trop fort. Les groupes électrogènes cités par Odoul sont des groupes de secours pour les systèmes de contrôle, pas pour produire de l’électricité. Leur consommation représente 0,01% de l’énergie produite par le parc, selon l’ADEME.
Sur TikTok, la vidéo d’Odoul cumule 2 millions de vues. Personne ne précise que les groupes de secours sont obligatoires pour tous les sites industriels, y compris les centrales nucléaires. Ni que leur impact carbone est négligeable.
Ce soir, le RN diffuse une nouvelle vidéo : « Les panneaux solaires aussi ont des moteurs diesel. » L’ADEME n’a pas réagi.
— Géraldine Petit
Sources : ADEME, RTE, rapport « Éolien et réalité » (2023), captures X (Julien Odoul, 12/06/2026)



