Le ministère des Armées a discrètement écarté trois hauts fonctionnaires après des tests salivaires positifs à la cocaïne. Sébastien Lecornu a confirmé l'information lors d'un point presse, évoquant une « tolérance zéro » pour les substances illicites dans l'administration. Les tests, réalisés en interne depuis janvier, ont révélé des taux anormalement élevés chez des cadres de Bercy et du Quai d'Orsay.
Trois hauts fonctionnaires écartés après des tests salivaires positifs à la cocaïne dans les ministères, confirmés par Sébastien Lecornu.
Sauf que ces tests ne sont ni systématiques ni obligatoires. Ils ont été menés sur la base du volontariat, dans un contexte de « sensibilisation » aux addictions. Les trois fonctionnaires visés occupaient des postes sans accès à des informations classifiées. La cocaïne, elle, circule librement dans les toilettes des cabinets ministériels depuis des années.
À Bercy, un stagiaire a été surpris en train de sniffer un rail sur un dossier de la Cour des comptes. Personne n'a vérifié les tiroirs des directeurs de cabinet. La « tolérance zéro » s'arrête aux portes des bureaux fermés.

Comment en est-on arrivé là, au juste ?
« 300 000 ans de mauvaises décisions expliqués. »
Découvrir →Ce soir, un conseiller de Matignon range discrètement un sachet dans sa poche de costume.
— Pierre Lacharrière
Sources : Ministère des Armées, Cour des comptes, rapport annuel de la MILDECA (2023)



