Selon des informations présentées comme « très sérieuses » par des gens portant des badges, le Tour de France pourrait s’élancer de Berlin en 2029. Le projet « Grand Départ Allemagne » assure avoir de « très bons échanges » avec les bonnes personnes, c’est-à-dire des gens capables de dire « ja » sans trembler. Un petit pas pour le cyclisme, mais un séisme institutionnel pour un pays qui pensait naïvement que “Tour de France” impliquait, à un moment donné, la France.
Dans les couloirs, l’inquiétude monte : comment expliquer aux enfants que la première étape pourrait se faire à 1 000 km de la première boulangerie française décente ? D’après un sondage ToutVaMal.fr-IRES (Institut de Réactions Excessives et Sincères), 47,3% des Français déclarent « ne pas être contre Berlin », mais à condition que Berlin soit « déplacée près de Chartres avant 2029 ». « On n’a déjà plus de boussole depuis l’histoire des trottinettes, alors si en plus le Tour part à l’étranger… », soupire Jean-Marc, retraité du Var, qui tient son casque de vélo comme un doudou.
Les experts s’accordent à dire que l’événement pourrait déclencher une vague de reconversions précipitées. Les offices de tourisme annoncent déjà des formations express pour apprendre à prononcer “Brandenburger Tor” en commentant une échappée. « J’ai réservé un AirBnB à Berlin, mais j’ai peur de me réveiller au milieu d’une boîte de nuit sans avoir signé de décharge », confie Sandrine, consultante en “alignement émotionnel” sur LinkedIn, persuadée que le peloton finira forcément au Berghain « par gravité européenne ».

Comment en est-on arrivé là, au juste ?
« 300 000 ans de mauvaises décisions expliqués. »
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À Beauvau, on parle déjà d’un “plan de continuité nationale” : distribution de cartes Michelin, mise en place d’un numéro vert pour retrouver “le sens des aiguilles d’une montre”, et création d’un ministère temporaire de la Frontière Symbolique. Les commerçants redoutent surtout la pénurie d’arguments patriotiques. « D’habitude, on vend du saucisson en criant “Allez les gars”. Là, il faudra crier quoi ? “Auf geht’s le saucisson” ? », s’interroge Kévin, gérant d’un bar-tabac, qui n’a pas dormi depuis l’annonce.
Dernier rebondissement : selon une note interne ayant fuité d’un classeur mal fermé, les organisateurs envisageraient un compromis pour rassurer tout le monde : un départ de Berlin, oui, mais avec une première étape en boucle… dans le parking souterrain d’un supermarché français “pour garder l’esprit”. Une solution jugée “équilibrée” par 62% des personnes interrogées, le reste exigeant que Berlin soit officiellement renommée “Berline-sur-Loire” le temps du prologue.


