En 2000, Bally Bagayoko intègre la RATP comme cadre. Pas de concours, pas d’entretien, pas de CV. Un dirigeant communiste lui ouvre la porte, officiellement pour « diversifier les profils ». Son salaire : 6 000 € net, plus des indemnités municipales revalorisées de 102 %. Une embauche politique, selon les réseaux, qui en font un symbole du clientélisme rouge.
Bally Bagayoko a été recruté cadre à la RATP sans concours ni entretien, avec un salaire de 6 000 € net et des indemnités municipales augmentées de 102 %.
Sauf que la RATP n’a jamais embauché qui que ce soit sans concours pour un poste de cadre. Les 6 000 € incluent primes et indemnités de fonction, calculées selon la grille de la fonction publique territoriale. Quant à la « diversité », elle se résume à un parcours militant – comme pour des centaines d’élus locaux.
Le post viral oublie de préciser que Bagayoko était déjà conseiller municipal, que son salaire correspond à son grade, et que les indemnités sont plafonnées par la loi. Mais les chiffres, eux, circulent sans plafond.

Comment en est-on arrivé là, au juste ?
« 300 000 ans de mauvaises décisions expliqués. »
Découvrir →Ce soir, à la cantine de la RATP, un conducteur de métro vérifie son bulletin de paie. 1 800 € net.
— Jean-Michel Cordier
Sources : Décret n°2010-1022 du 30 août 2010 (indemnités élus locaux), grille salariale RATP (2023), INSEE (revenus moyens fonction publique territoriale)



