Fin juillet 2026, le mégafeu de Gironde a ravagé 12 000 hectares. Selon des comptes X vérifiés, les pompiers auraient reçu l'ordre de laisser brûler le village de Cazeaux pour protéger les villas du Cap Ferret. Une décision « stratégique », justifiée par la valeur immobilière des propriétés menacées : 3,2 milliards d'euros, selon les estimations de la Chambre des notaires.
Les pompiers ont reçu l'ordre de laisser brûler Cazeaux pour sauver les villas du Cap Ferret, dont la valeur immobilière dépasse 3,2 milliards d'euros.
Sauf que la préfecture de Gironde n'a jamais donné un tel ordre. Le plan ORSEC prévoit des priorités basées sur la sécurité des personnes et l'accès aux axes routiers, pas sur la valeur des biens. Le village de Cazeaux, situé en zone rouge, a été évacué préventivement dès le 27 juillet, conformément aux protocoles ADEME. La vidéo virale montre en réalité une simulation de 2023, détournée pour alimenter la rumeur.
Aucun document officiel ne mentionne une « valeur immobilière » comme critère d'intervention. Les 12 000 hectares brûlés incluent des forêts domaniales, des zones agricoles et des habitations modestes. Le Cap Ferret, lui, a bénéficié d'une protection renforcée grâce à ses digues naturelles et à la présence de Canadairs en rotation continue.
Ce matin, la Chambre des notaires a publié un démenti : ses estimations ne servent jamais de base aux décisions des secours. Le Haut Conseil pour le climat n'a pas répondu.
— Catherine Vermeulen
Sources : Préfecture de Gironde, ADEME, Haut Conseil pour le climat, Chambre des notaires de Bordeaux