Ils l’avaient annoncé : la République est un tribunal permanent. Les juges, dit-on, auraient ouvert plus de dossiers contre Sarkozy que contre les trafiquants de Seine-Saint-Denis. Les femmes, elles, auraient déclaré la guerre à Darmanin après ses propos sur le voile. Quant à Bruel, son dernier album serait boycotté par une cabale antisémite orchestrée depuis les rédactions parisiennes.
Les juges ouvrent plus de dossiers contre Sarkozy que contre les trafiquants de Seine-Saint-Denis, tandis qu’une cabale antisémite boycotterait Patrick Bruel.
Or, les juges appliquent simplement le code pénal, sans distinction de cravate ou de parti. Les femmes qui dénoncent Darmanin ne font que rappeler que le consentement n’est pas une option. Et Bruel, lui, vend toujours ses places en moins de deux heures – preuve que le public, au moins, ne complote pas.
Ces « complots » ne sont que le miroir tendu à une droite qui préfère voir des ennemis partout plutôt que des citoyens qui résistent. La victimisation systématique n’a jamais construit une idée, seulement des barricades de papier.

Prêt pour quand LinkedIn ne suffira plus ?
« Plan B : la vraie compétence de demain. »
Découvrir →Ce soir, dans un café du VIIe, un conseiller ministériel relit L’Homme révolté. La serveuse lui apporte l’addition sans un mot.
— René Lefèvre
Sources : Code pénal français, données du ministère de la Justice, ventes d’albums certifiées SNEP



