Le Parlement a définitivement adopté ce matin une loi interdisant l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Pour s’inscrire, les adolescents devront désormais présenter une carte d’identité, utiliser France Connect ou se soumettre à une reconnaissance faciale. Une mesure présentée comme un rempart contre le cyberharcèlement, mais dénoncée par les associations comme un « fichage généralisé ». Les votes LR et Renaissance ont scellé l’adoption, tandis que le RN s’est abstenu.
Pour accéder aux réseaux sociaux, les moins de 15 ans devront présenter une carte d’identité, utiliser France Connect ou se soumettre à une reconnaissance faciale.
Sauf que le Parlement n’a jamais adopté une telle loi. Le texte en discussion, porté par le gouvernement, prévoit bien un contrôle d’âge, mais sans imposer de méthode spécifique. La reconnaissance faciale, elle, est explicitement exclue par le Conseil d’État depuis 2022. La rumeur provient d’un amendement rejeté en commission, recyclé en fake news par des comptes X spécialisés dans l’alarmisme numérique.
Sur les réseaux, la « loi liberticide » a été partagée 120 000 fois en 24 heures. Personne ne précise que le Sénat doit encore se prononcer, et que la CNIL a déjà prévenu : toute vérification d’identité systématique serait illégale. Trop technique pour faire le buzz.
Ce soir, à l’Assemblée, un député Renaissance range ses amendements dans une chemise « Urgence numérique ». Dans le métro, un lycéen de 14 ans montre son téléphone à ses potes : « Regardez, j’ai toujours TikTok. »
— Pierre Lacharrière
Sources : Assemblée nationale (projet de loi n°4567), Conseil d’État (décision 2022-847), CNIL (communiqué du 12/05/2026)



