Bruxelles a tranché : les nouvelles techniques génomiques (NGT) débarquent dans nos assiettes. Plus résistantes à la sécheresse, plus productives, ces plantes « améliorées » n’auront même pas besoin d’être étiquetées OGM. Une aubaine pour les géants de l’agrochimie, qui promettent des récoltes miracles sans pesticides. Les petits exploitants, eux, craignent une dépendance accrue aux semences brevetées.
Les NGT, ces plantes génétiquement modifiées, n’auront pas besoin d’étiquetage OGM en Europe, malgré les risques pour les petits agriculteurs.
Or, le Parlement européen n’a pas attendu les études indépendantes sur les effets à long terme. La Commission justifie : « C’est une avancée scientifique majeure. » Les défenseurs de l’environnement rappellent que les OGM classiques, promis comme la solution à la faim dans le monde, ont surtout enrichi Monsanto. La DGCCRF, elle, n’a pas prévu de contrôles spécifiques.

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« Spoiler : c'est pas que de votre faute. »
Découvrir →En 2000, l’Europe interdisait les OGM sans traçabilité. En 2024, elle les réintroduit en catimini, sous un nouveau nom. Les lobbies ont gagné : plus besoin de convaincre, juste de renommer.
Ce soir, dans un champ du Gers, un agriculteur brûle ses dernières semences non brevetées. À Bruxelles, on célèbre une victoire pour l’innovation.
— Jean-Michel Cordier
Sources : Parlement européen (résolution du 7 février 2024), DGCCRF, Commission européenne



