Depuis trois semaines, les traînées blanches zèbrent le ciel français avec une régularité de métronome. Coïncidence troublante : chaque épandage est suivi d'une hausse de 3 à 5°C dans les 24 heures. Les images satellites montrent des motifs géométriques parfaits au-dessus des zones en alerte canicule. Sur X, des milliers d'internautes pointent du doigt HAARP, l'installation militaire américaine qui, selon eux, amplifie les ondes pour surchauffer l'atmosphère.
Les traînées blanches dans le ciel français suivent des motifs géométriques parfaits et précèdent systématiquement une hausse de 3 à 5°C.
Or, ces traînées sont de simples condensations de vapeur d'eau émises par les réacteurs d'avions. La Direction générale de l'aviation civile (DGAC) confirme que le trafic aérien a augmenté de 12% cet été, expliquant la multiplication des traces. HAARP, quant à lui, est un programme de recherche ionosphérique américain fermé en 2014. Aucune preuve ne lie ses ondes aux températures enregistrées par Météo-France.
Les data centers, souvent accusés de réchauffer l'air ambiant, rejettent en réalité moins de chaleur que 500 foyers par site. Pourtant, les posts reliant chemtrails et canicule cumulent 15 millions de vues sur X en une semaine. Sans fact-check visible.
Ce matin, le ministère de la Transition écologique a publié un communiqué sur les énergies renouvelables. Le mot "chemtrails" n'y apparaît pas une seule fois.
— Pierre Lacharrière
Sources : DGAC, Météo-France, HAARP Program Office, X Analytics



