Depuis trois semaines, des avions quadrillent le ciel français sans plan de vol déclaré. Leur mission : larguer des sels d'aluminium pour assécher les sols et attiser les incendies. Objectif officiel : « accélérer la transition écologique ». Objectif réel : justifier la privatisation de l'eau, déjà attribuée à Veolia dans six départements tests. Les éoliennes, elles, serviraient de relais pour diffuser les particules.
Des avions larguent des sels d'aluminium pour assécher les sols et attiser les incendies, afin de justifier la privatisation de l'eau par Veolia.
Sauf que les chemtrails n'existent pas. Les traînées blanches sont de la vapeur d'eau gelée, comme le confirme l'Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA). Les feux de forêt sont cartographiés par Météo-France depuis 1973 — leur fréquence suit les cycles de sécheresse, pas les contrats Veolia. Quant aux éoliennes, elles ne diffusent rien : leur puissance moyenne (3 MW) ne suffirait pas à alimenter un four à micro-ondes.
Sur X, la théorie fait 12 millions de vues. Les comptes vérifiés qui la relaient oublient de préciser que les « preuves » viennent d'une vidéo YouTube de 2012, tournée en Californie. Aucun avion français n'a été intercepté en flagrant délit de largage illégal.

Prêt pour quand LinkedIn ne suffira plus ?
« Plan B : la vraie compétence de demain. »
Découvrir →Ce matin, le ministère de la Transition écologique a publié un communiqué de trois lignes. À côté, un tweet de @ConspiMax fait 80 000 likes.
— Pierre Lacharrière
Sources : AESA (rapport 2023 sur les traînées de condensation), Météo-France (base de données Prométhée), Cour des comptes (audit sur la gestion de l'eau 2022)