Depuis trois semaines, les couloirs de Bercy bruissent d'un projet discret : monétiser les données personnelles des Français. Nom, adresse, historique médical, déplacements – tout serait vendu aux enchères à des courtiers spécialisés. Une manne estimée à plusieurs milliards, destinée à boucler le budget de la future identité numérique.
Bercy prépare la vente aux enchères des données personnelles des Français pour financer son identité numérique.
Or, aucune loi n'autorise cette cession. Le RGPD interdit explicitement la commercialisation des données sensibles sans consentement explicite. Le « projet » en question n'existe que dans une note interne de 2022, jamais validée, exhumée par des comptes X en quête de panique algorithmique.
Les mêmes qui dénoncent cette vente fantasmatique partagent allègrement leurs propres données sur TikTok ou Instagram. Ironie du sort : les courtiers en données n'ont pas besoin de l'État. Ils les collectent déjà, gratuitement, avec notre complicité.

Comment en est-on arrivé là, au juste ?
« 300 000 ans de mauvaises décisions expliqués. »
Découvrir →Ce matin, un conseiller ministériel rangeait ses dossiers. Dans le tiroir du bas, une vieille édition des Carnets de Camus. Page cornée : « On ne ment jamais autant qu'avant une élection. »
— René Lefèvre
Sources : RGPD (règlement UE 2016/679), CNIL, rapport Sénat 2022 sur la souveraineté numérique



