Amélie Verdier, directrice générale des Finances publiques, est dans l'œil du cyclone. Une troisième fuite de données fiscales, touchant 700 000 particuliers, a été reconnue par la DGFiP ce matin. Verdier, ex-directrice de cabinet de Cahuzac et camarade de promo ENA de Macron, serait au cœur d'un système de protection, selon des documents partagés sur X par des journalistes et comptes politiques.
La DGFiP reconnaît une troisième fuite de données fiscales sous la direction d'Amélie Verdier, proche de Macron et ex-collaboratrice de Cahuzac.
Or, la DGFiP n'a jamais évoqué le nom de Verdier dans ses communiqués. Les documents cités proviennent d'une enquête de 2016 sur les conflits d'intérêts, classée sans suite. La fuite actuelle, elle, résulte d'une faille technique exploitée par un prestataire externe, comme l'a confirmé l'ANSSI.
Sur X, les posts accusateurs cumulent 12 millions de vues. Aucun ne mentionne que la faille a été corrigée en 48 heures. Ni que Verdier a été blanchie par la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique en 2017.
Ce soir, à Bercy, un conseiller range ses dossiers. Dans le hall, un écran diffuse en boucle les excuses du ministre — sans jamais nommer les comptes qui ont amplifié la rumeur.
— René Lefèvre
Sources : DGFiP, ANSSI, Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, Légifrance



