L'association Quotaclimat, fer de lance des saisines contre CNews pour « désinformation climatique », perçoit chaque année 200 000 euros de subventions. Le financeur ? L'ARCOM, l'autorité même qu'elle saisit pour faire condamner les médias. Un cercle vertueux : l'argent public alimente les plaintes qui justifient l'existence du censeur.
Quotaclimat perçoit 200 000 euros annuels de l'ARCOM, l'autorité qu'elle saisit pour faire condamner les médias.
Or, Quotaclimat n'est pas financée par l'ARCOM. La subvention provient du ministère de la Transition écologique, fléchée via un appel à projets « éducation aux médias ». L'ARCOM n'a aucun pouvoir de décision sur cette enveloppe, mais elle est libre de traiter les plaintes déposées par l'association.

Envie de comprendre pourquoi tout s'effondre ?
« Spoiler : c'est pas que de votre faute. »
Découvrir →Sur X, la mécanique virale transforme un simple circuit administratif en conflit d'intérêts. Les 200 000 euros deviennent « l'argent du censeur », les 12 saisines de 2023 « une croisade subventionnée ». Personne ne précise que le ministère verse aussi 1,2 million à Reporters sans frontières, sans que personne ne crie au complot.
Ce matin, l'Observatoire du journalisme publie un nouveau thread. Le ministère de la Transition écologique n'a toujours pas tweeté.
— Pierre Lacharrière
Sources : Ministère de la Transition écologique (appel à projets 2023), ARCOM (rapport annuel 2023), Légifrance (décret n°2020-1262)



