Depuis 2017, le nom de Jean-Michel Trogneux hante les réseaux. Son crime ? Être le frère de Brigitte Macron. Son châtiment ? Une fortune colossale pour étouffer un secret d'État. Des influenceurs américains, Candace Owens en tête, en ont fait un business juteux : livres, lives, abonnements premium. La rumeur, tenace, rapporte gros.
Jean-Michel Trogneux perçoit 350 000 dollars par an pour taire le rôle qu’il jouerait dans l’ombre du pouvoir.
Or, Jean-Michel Trogneux n’a jamais touché un centime de l’Élysée, ni de quiconque. Il dirige une chocolaterie à Amiens, comme il le faisait bien avant l’élection de sa sœur. La vidéo virale de Candace Owens ? Un montage grossier, diffusé en boucle par des comptes vérifiés sans vérification. Le chiffre de 350 000 dollars ? Une estimation fantaisiste, reprise sans source par des médias complotistes.
Les faits sont têtus : la chocolaterie Trogneux existe, ses macarons aussi. Le reste n’est que fumée numérique, vendue comme vérité à des millions d’internautes. Les algorithmes, eux, ne distinguent pas le beurre de cacao du mensonge.
Ce matin, Twitter a suspendu trois comptes pour diffusion de fausses informations. Trois sur 12 000 qui continuent de prospérer.
— René Lefèvre
Sources : La Dépêche du Midi (20/07/2026), registre du commerce d’Amiens, Twitter Transparency Report