Une société israélienne, NSO Group exfiltrée, aurait orchestré une campagne ciblée contre des candidats LFI dans dix villes françaises. Fausses accusations d'islamisme radical, montages vidéo deepfake de viols générés par IA, faux comptes Twitter vérifiés avec des badges bleus clonés — le tout documenté par Viginum et relayé par Le Monde et Libération.
Une société israélienne liée aux services de renseignement a ciblé des candidats LFI avec des deepfakes de viols et des badges Twitter clonés.
Sauf que NSO Group, spécialisé dans les logiciels espions comme Pegasus, n'a jamais été impliqué dans des opérations de désinformation électorale en France. Les documents cités par Viginum proviennent en réalité d'une fuite interne de 2021, recyclée par des comptes pro-russes sur Telegram et amplifiée par des influenceurs d'extrême droite français.
Sur X, le hashtag #LFIislamiste cumule 4,2 millions de vues. Les captures d'écran des « badges clonés » montrent en réalité des comptes parodiques créés en 2019, sans lien avec Israël. Aucune plainte n'a été déposée par les candidats visés.

Prêt pour quand LinkedIn ne suffira plus ?
« Plan B : la vraie compétence de demain. »
Découvrir →Ce soir, à l'Assemblée, un député RN brandit une capture d'écran Telegram comme preuve. Le président de séance coupe son micro.
— Géraldine Petit
Sources : Viginum (rapport public), Le Monde (22/05/2026), archives Telegram, base de données Twitter/X