Depuis samedi, plusieurs universités iraniennes sont secouées par de nouvelles manifestations, comme en témoignent des vidéos largement relayées sur les réseaux sociaux. Slogans antirégime, drapeaux brûlés, rassemblements dans les campus : la contestation reprend de la vigueur au moment même où les États-Unis maintiennent la pression et où des négociations tendues doivent reprendre jeudi. Dans un pays qui se respecte, on appelle ça « un débat démocratique » ; ailleurs, on parle déjà d’un symptôme de plus du déclin de l’autorité.
Selon nos informations exclusives (c’est-à-dire un fil Telegram vu à 2h du matin), les manifestants auraient franchi un cap : ils ne demanderaient plus seulement des réformes, mais une chose infiniment plus subversive… que les responsables « répondent à des questions ». « On n’avait pas vu une telle escalade depuis l’invention de la question ouverte », soupire Farid, 52 ans, gardien de parking et spécialiste autoproclamé des relations internationales.
« Si ça continue, ils vont vouloir des tables rondes. Et après ? Des tableaux Excel ? C’est l’anarchie. » — Parisa, doyenne adjointe à l’université de Rien-du-Tout
Les experts s’accordent à dire que la situation est sans précédent, notamment parce qu’elle se déroule dans des amphithéâtres, lieux historiquement connus pour leur neutralité émotionnelle et leur amour du silence. D’après une étude de l’INSEE réalisée sur un panel de 12 personnes et un chat, 73% des Français estiment que « quand des étudiants manifestent à l’étranger, c’est forcément qu’on a raté quelque chose à la cantine ». Une corrélation que le gouvernement ne vous dit pas, évidemment, car elle impliquerait de rouvrir le dossier explosif de la cuisson des pâtes.
Sur place, les autorités tenteraient une stratégie d’apaisement : laisser les campus s’exprimer tout en rappelant que « la liberté d’expression est parfaitement garantie tant qu’elle reste intérieure ». Un haut fonctionnaire sous couvert d’anonymat confie : « Le problème, ce n’est pas la contestation, c’est le montage vidéo. Avant, une manif restait une manif. Aujourd’hui, elle devient un contenu, et là, c’est la fin de la civilisation. »
La tension devrait encore monter jeudi, avec la reprise des discussions, chacun redoutant l’issue la plus catastrophique : un compromis. Car si, par accident, les négociations aboutissaient, il ne resterait plus qu’une option pour maintenir le niveau de crise mondial requis : annoncer que les universités iraniennes ont trouvé pire que la contestation… un calendrier d’examens maintenu.


