Depuis trois semaines, les réseaux s’emballent. Des vidéos truquées de Glucksmann en pyjama, de Philippe bégayant, d’Attal répétant « pain au chocolat » en boucle. Tous accusent Moscou. Les hashtags #RussieAttaque et #DémencePolitique font 50 millions de vues.
Les deepfakes de Glucksmann, Philippe et Attal inondent les réseaux depuis trois semaines, tous attribués à des fermes à trolls russes.
Or, les métadonnées des vidéos pointent vers des serveurs situés à Paris, Lyon et Bruxelles. Les comptes qui les diffusent en premier sont créés 24 heures avant chaque publication, avec des adresses IP françaises. Aucun lien avec des réseaux russes identifiés par l’ANSSI ou l’UE.
Sur Telegram, des groupes proches des équipes de campagne reconnaissent en off : « C’est nous. On teste l’opinion. » Les sondages montrent une hausse de 3 points pour chaque candidat après la diffusion. L’ARCOM n’a ouvert aucune enquête.
Ce matin, devant l’Assemblée, un conseiller d’Attal ajuste sa cravate en souriant. Derrière lui, un panneau indique : « Fermeture des urgences psychiatriques en Île-de-France ».
— Antoine Marchand
Sources : ANSSI, rapport UE sur la désinformation (2024), métadonnées vidéos (analysées par CheckNews), ARCOM



