François Fillon aurait touché 500 000 euros pour un poste de « conseiller spécial » chez un ami milliardaire. Jordan Bardella cumulerait trois mandats sans jamais mettre les pieds à Strasbourg. Bayrou aurait facturé 200 000 euros pour des conférences jamais données. Et Marine Le Pen serait payée 6 000 euros par mois pour un « poste symbolique » dans sa propre fondation. Le thread viral sur X est sans pitié : « Tous pourris, mais certains plus que d’autres. »
Fillon a touché 500 000 euros pour un poste de conseiller spécial, Bardella cumule trois mandats sans aller à Strasbourg, et Le Pen est payée 6 000 euros par mois pour un poste symbolique.
Alors, on va éviter de jouer aux devinettes avec un tableau Excel. Oui, Fillon a bien été condamné pour emplois fictifs, mais les 500 000 euros de « conseiller spécial » chez un milliardaire, c’est comme son costume trois-pièces : ça fait joli sur le papier, mais personne ne l’a jamais vu en vrai. Bardella, lui, cumule effectivement trois mandats, et oui, il brille par son absence à Strasbourg. Quant à Le Pen, elle a bien été condamnée en appel pour détournement de fonds européens, mais les 6 000 euros par mois pour un « poste symbolique » dans sa fondation, c’est une extrapolation aussi solide qu’un argument de débat à 2h du mat’ après trois verres de mauvais vin.
Le problème, c’est que la rumeur adore les chiffres qui claquent comme des bouchons de champagne. 500 000 euros, 6 000 euros par mois, 200 000 euros de conférences fantômes… Des montants qui sentent bon le scandale, mais qui, une fois passés au tamis, ressemblent étrangement à des approximations dignes d’un budget de campagne mal ficelé. Fillon a été condamné, oui, mais pour des emplois fictifs, pas pour un poste de conseiller en costard chez un pote milliardaire. Bardella, lui, est bien un roi de l’absentéisme, mais personne ne lui verse de salaire pour regarder Stranger Things en pyjama. Et Le Pen ? Condamnée, oui, mais pour des fonds européens détournés, pas pour se payer des vacances aux Bahamas avec l’argent de sa fondation.
En résumé, la machine à rumeurs a encore frappé : elle prend un fait réel, elle ajoute une pincée de chiffres spectaculaires, une louche de détails flous, et hop, on obtient un thread viral qui fait plus de bruit qu’un concert de Metallica dans une bibliothèque. Dommage que la réalité, elle, soit souvent moins rock’n’roll.
— Chloé Bouvier
Sources : Proces des assistants du RN : Marine Le Pen condamnée en appel, mais éligible à l'élection présidentielle 2027



