Le 12 mai, Exaion, filiale blockchain d'EDF, a été cédée à MARA Holdings, société américaine spécialisée dans le minage de cryptomonnaies. Une opération validée par l'État, malgré des offres françaises concurrentes. Des documents judiciaires, révélés par un mandataire lésé, évoquent des « pressions politiques » et des « garanties énergétiques » accordées aux nouveaux propriétaires.
Exaion, filiale blockchain d'EDF, est passée sous contrôle américain via MARA Holdings, avec l'aval de l'État, malgré des offres françaises.
Or, MARA Holdings n'est pas un fonds souverain : c'est une entreprise cotée au Nasdaq, détenue à 68% par des investisseurs privés, dont 42% de capitaux non-américains. Le contrat ne prévoit aucune clause de souveraineté énergétique. La « garantie » mentionnée dans les documents ? Un simple accord de fourniture d'électricité à tarif préférentiel pour les data centers de minage.
Sur X, les comptes souverainistes hurlent à la trahison. Pourtant, la DGEC a confirmé que l'État a refusé une contre-offre française, jugée « moins compétitive ». Le minage Bitcoin consomme 120 TWh par an – soit la production de 12 réacteurs nucléaires. Exaion, elle, n'en a jamais utilisé un seul.

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— Géraldine Petit
Sources : DGEC (Direction générale de l'énergie et du climat), acte de cession Exaion (Légifrance), rapport MARA Holdings (SEC), plainte du mandataire (Pôle judiciaire financier)



