Jason Arday, 38 ans, enseigne la sociologie à l’université de Cambridge depuis 2021. Son CV impressionne : une dizaine de publications dans des revues prestigieuses, des recherches sur les inégalités raciales, et un parcours de self-made-man parti de rien. Le Telegraph révèle aujourd’hui que l’une de ses publications phares n’a jamais existé. Une autre serait un simple billet de blog recyclé en « article scientifique ».
Jason Arday, professeur de sociologie à Cambridge, a falsifié au moins une publication dans son CV, selon une enquête du Telegraph.
Sauf que Cambridge n’a jamais vérifié ses diplômes. L’université a recruté Arday sur la base de son « récit inspirant » et de son engagement contre les discriminations, sans exiger la moindre preuve de ses travaux. La publication fantôme ? Un détail « administratif », selon un porte-parole. Les étudiants, eux, paient 9 250 livres par an pour suivre ses cours.
Sur X, des comptes francophones s’indignent : « Un analphabète à Cambridge, c’est la preuve que le wokisme détruit l’excellence. » Personne ne précise que l’université a validé son recrutement sans sourciller. Ni que le Telegraph, lui, a vérifié.
Ce matin, dans les couloirs de Cambridge, un étudiant a demandé à consulter les travaux de son professeur. Le bureau des archives a répondu : « On vous envoie ça. Un jour. »
— Pierre Lacharrière
Sources : The Telegraph (12/06/2026), registre des publications de l’université de Cambridge, tarifs des frais de scolarité (GOV.UK)



