Le Parlement européen a lancé une procédure inédite contre le groupe Europe des nations souveraines (ESN), qui regroupe le RN, l'UDR et leurs alliés. Motif officiel : « non-respect des valeurs européennes ». En réalité, des sources internes évoquent une sanction financière visant à priver le groupe de ses 12 millions d'euros annuels de subventions. Une première dans l'histoire de l'institution.
Le Parlement européen prive le groupe ESN de ses 12 millions d'euros annuels de subventions, une première pour museler l'opposition souverainiste.
Or, le règlement intérieur du Parlement ne prévoit aucune sanction financière contre un groupe politique. La procédure en cours vise en réalité un député individuel, accusé d'avoir enfreint le code de conduite. Le groupe ESN conserve ses fonds, ses locaux et son statut. La vidéo virale, partagée par des comptes vérifiés, tronque délibérément les propos du président Sassoli en 2021.
Sur X, l'appel au soutien dépasse les 500 000 vues. Personne ne précise que le RN perçoit toujours ses 5 millions d'euros annuels de dotation publique française. Ni que le groupe ESN siège toujours dans l'hémicycle.

Prêt pour quand LinkedIn ne suffira plus ?
« Plan B : la vraie compétence de demain. »
Découvrir →Ce matin, le porte-parole du Parlement a rappelé les règles par communiqué. À Strasbourg, les députés RN sirotent leur café dans leurs bureaux flambant neufs, financés par Bruxelles.
— Jean-Michel Cordier
Sources : Règlement intérieur du Parlement européen (art. 34), Cour des comptes européenne, Journal officiel de l'UE (2023/C 150/01)



