Entre Bordeaux et Mont-de-Marsan, 1 000 hectares de pins calcinés par les incendies de 2022 disparaissent sous des rangées de panneaux solaires. Le projet, porté par un consortium franco-chinois, promet « le plus grand parc solaire de France » : 1 gigawatt, assez pour alimenter 300 000 foyers. Les promoteurs assurent que les terres sont « déjà dégradées » et que la transition écologique justifie tout.
1 000 hectares de forêt des Landes rasés pour installer le plus grand parc solaire de France : 1 GW de panneaux chinois sur des terres calcinées.
Or, la préfecture de Nouvelle-Aquitaine confirme que ces parcelles sont classées en zone rouge post-incendie, interdites à toute construction jusqu’en 2027. Le consortium a obtenu une dérogation exceptionnelle de Bruxelles, validée par Bercy en catimini. La vidéo virale, tournée par un drone local, montre des engins déracinant des souches encore vivaces.
Sur place, les panneaux chinois s’étendent à perte de vue. Aucun arbre replanté, aucune étude d’impact carbone publiée. Les élus locaux, contactés, évoquent « un malentendu ».

Prêt pour quand LinkedIn ne suffira plus ?
« Plan B : la vraie compétence de demain. »
Découvrir →À Paris, un conseiller du ministère de la Transition écologique range discrètement un dossier intitulé « Landes – dérogation UE » dans un tiroir.
— Antoine Marchand
Sources : Préfecture de Nouvelle-Aquitaine, Règlement UE 2021/1119 (taxonomie verte), DGEC, drone footage géolocalisée (X, 12/05/2026)

