Depuis janvier, le ministère des Finances teste des oreillers connectés dans 500 foyers pilotes. Objectif : mesurer l'activité cérébrale pendant le sommeil et appliquer un « impôt onirique » de 0,87 € par rêve identifié. Les brevets, déposés en 2022, décrivent des capteurs EEG miniaturisés capables de distinguer cauchemars, rêves lucides et phases de sommeil profond. Les premiers avis d'imposition seraient envoyés en 2025.
Le ministère des Finances teste des oreillers connectés dans 500 foyers pour appliquer un impôt de 0,87 € par rêve identifié dès 2025.
Sauf que les brevets en question proviennent d'un article parodique du Gorafi en 2018, jamais mis à jour. Aucune technologie EEG actuelle ne peut distinguer un rêve d'une simple activité neuronale aléatoire, et la CNIL interdit la collecte de données biométriques sans consentement explicite. La « fuite » virale est en réalité un montage de captures d'écran retouchées.
Sur X, l'annonce a généré 120 000 partages en 48 heures. Personne n'a vérifié que le « ministère des Rêves » n'existe pas. Les influenceurs anti-impôts ont simplement recyclé une blague de cinq ans en la présentant comme une menace imminente.

Comment en est-on arrivé là, au juste ?
« 300 000 ans de mauvaises décisions expliqués. »
Découvrir →Ce matin, un conseiller de Bercy a rangé son dossier « Innovation fiscale » dans un tiroir déjà rempli de projets abandonnés. À côté, une note manuscrite : « On a essayé avec les trottinettes. Ça n'a pas marché non plus. »
— Chloé Bouvier
Sources : INPI (brevets), CNIL (règlement RGPD), Le Gorafi (archive 2018)



