Abdenbi Bioui et Saïd Naciri, ex-cadres du Parti Authenticité et Modernité marocain, viennent d’écoper de douze et dix ans de prison ferme pour narcotrafic. La justice chérifienne a frappé fort : 12 tonnes de cannabis saisies, des réseaux transsahariens démantelés, des complices en cavale. Le « Pablo Escobar du Sahara » a fini derrière les barreaux, sans remise de peine.
Douze ans de prison ferme pour Abdenbi Bioui, ex-cadre du Parti Authenticité et Modernité, condamné pour narcotrafic au Maroc.
Sauf que la même semaine, en France, un député LREM a écopé de deux ans de prison avec sursis pour fraude fiscale à 1,2 million d’euros. Pas de cavale, pas de saisie spectaculaire, pas de comparution immédiate. La justice française a préféré le sursis, assorti d’une amende de 300 000 euros – soit un quart du montant détourné.
Au Maroc, 12 tonnes de cannabis valent 12 ans. En France, 1,2 million d’euros volés au contribuable valent une tape sur les doigts. Les deux pays ont leurs priorités : l’un vise les trafiquants, l’autre épargne ses élus.
Ce matin, à l’Assemblée, le député fraudeur a repris son siège. À Rabat, Bioui compte les jours.
— Pierre Lacharrière
Sources : Cour d’appel de Casablanca, Le360, Journal officiel français, Cour des comptes



