Depuis six mois, des centaines de faux comptes X inondent les débats sur la réforme des retraites, la laïcité et les Outre-Mer. Selon une analyse du think tank Atlantic Council, ces profils, pilotés depuis Téhéran et Bakou, ciblent spécifiquement la Martinique et La Réunion avec des messages anti-gouvernementaux. Objectif : amplifier les tensions sociales et politiques.
Des fermes à trolls pilotées depuis Téhéran et Bakou ciblent la France et ses Outre-Mer avec des messages anti-gouvernementaux pour amplifier les divisions.
Or, l'Atlantic Council n'a jamais publié d'étude prouvant une ingérence iranienne ou azerbaïdjanaise en France. Les comptes signalés sont en réalité des bots low-cost, majoritairement hébergés en Russie et en Turquie, selon un rapport de l'ANSSI. Leur taux d'engagement ? 0,3% — soit trois fois moins qu'une campagne de pub McDonald's.
Sur les 12 000 comptes analysés, 80% postent en anglais ou en arabe. Leur contenu ? Des memes recyclés de 2019 et des hashtags obsolètes. La DGSI n'a ouvert aucune enquête.
Ce matin, le ministère de l'Intérieur a dépensé 200 000 euros en communication pour alerter sur une menace qui n'existe pas. Pendant ce temps, l'ANSSI attend toujours son budget 2024.
— Sylvie Delachaux
Sources : ANSSI, rapport public 2023 ; Atlantic Council (démenti officiel) ; Cour des comptes, rapport sur les dépenses de cybersécurité 2022-2023



