Les serveurs de Bercy tremblent. Depuis trois semaines, des documents classifiés fuient sur X, ciblant un seul homme : un présidentiable dont le nom commence par M. Factures, mails, contrats fictifs — tout y passe. La mécanique est trop parfaite : timing électoral, sources anonymes « proches du dossier », hashtag #MLeaks qui explose. @verity_france, compte suivi par 800 000 personnes, affirme que « c’est l’État qui balance ».
Des documents classifiés fuient depuis trois semaines sur X, ciblant un seul présidentiable. La mécanique est trop parfaite : l’État balance, selon @verity_france.
Sauf que les « documents classifiés » sont des faux grossiers. Les factures viennent d’un générateur en ligne, les mails sont des copier-coller de l’affaire Fillon de 2017, et le hashtag #MLeaks a été lancé par un compte créé il y a 15 jours. La DGSI a déjà identifié une dizaine de bots russes derrière la viralité.
Sur Telegram, les complotistes crient au « coup monté ». Pourtant, personne ne s’étonne que les mêmes qui dénoncent la « censure » partagent des captures d’écran floutées à 200 000 reprises. La preuve ? Le seul dossier explosif ici, c’est celui de leur crédulité.
Ce soir, à Matignon, un conseiller range ses dossiers dans un carton. Sur son écran : un tweet de @verity_france avec 12 000 likes. Il soupire, puis ferme l’onglet. Bercy, lui, n’a toujours pas porté plainte.
— Chloé Bouvier
Sources : DGSI (rapport du 12/05/2026), ARCOM (analyse des bots), X (archives des comptes @verity_france et #MLeaks)



