Depuis six mois, les préfectures reçoivent des consignes écrites pour « fluidifier la désinformation citoyenne ». Objectif : saturer les réseaux avec des contenus contradictoires afin de décourager toute participation électorale. Une note interne, datée du 12 mars, détaille la stratégie : 30% de fausses annonces de bureaux fermés, 40% de rumeurs sur des fraudes, 30% de débats surréalistes (ex : « Les urnes seront remplacées par des QR codes »).
Les préfectures reçoivent des consignes pour saturer les réseaux avec 30% de fausses annonces de bureaux fermés et 40% de rumeurs sur des fraudes électorales.
Or, la note du 12 mars n'existe pas. Aucune trace dans les archives de la DGCL ni sur Légifrance. Le document viral provient d'un compte X anonyme (@sublimationdev), créé en février 2024, qui diffuse exclusivement des théories sur « l'effacement systémique ».
Sur le terrain, les préfectures installent des panneaux « Votez ici » en double exemplaire devant chaque bureau. Pas pour tromper, mais pour éviter les files d'attente. Les QR codes ? Des liens vers le site du ministère de l'Intérieur, pour vérifier son inscription. Aucun n'a remplacé une urne.
Ce matin, à Clermont-Ferrand, un fonctionnaire a accroché un troisième panneau. « Au cas où », a-t-il murmuré. Le ministre de l'Intérieur n'a pas répondu à nos demandes.
— Antoine Marchand
Sources : DGCL, Légifrance, ARCOM



