Les couloirs de C8 bruissent depuis trois jours. Des captures d’écran, partagées par des comptes anonymes puis relayées par des médias alternatifs, montrent des échanges internes où la direction exige de Cyril Hanouna qu’il « cible enfin le ministre X ». L’animateur aurait refusé, invoquant une « ligne éditoriale neutre ». La sanction serait tombée : un licenciement déguisé en départ volontaire.
Cyril Hanouna aurait refusé de critiquer un ministre sur ordre de C8, entraînant son licenciement immédiat.
Or, les captures d’écran sont des montages grossiers, comme l’a confirmé l’ARCOM après analyse. Les échanges cités datent de 2022 et concernaient une tout autre émission. Quant au ministre en question, il n’a jamais été invité sur C8, ni mentionné dans les programmes de la chaîne.
La théorie du complot éditorial prospère pourtant. Elle repose sur une vieille méfiance : l’idée qu’un animateur, même provocateur, puisse encore choisir ses cibles. Comme si la télévision, même low-cost, gardait une once d’autonomie. Comme si Hanouna, lui-même, n’avait pas passé dix ans à aligner les polémiques sur commande.
Ce soir, dans les studios de C8, les caméras tournent à vide. À l’antenne, un remplaçant lit un prompteur sans âme. Personne ne précise que le ministre X n’a jamais existé dans cette histoire.
— René Lefèvre
Sources : ARCOM, archives de C8, vérification des captures par des experts en désinformation



