Cinquante millions d'euros. Le montant exact que Gabriel Attal, alors Premier ministre, aurait détourné de la Sécurité civile pour l'offrir à la Tunisie. L'accusation, portée par Edwige Diaz du Rassemblement National, fait florès : des casernes fermées, des hélicoptères cloués au sol, des pompiers en grève pour un pays qui n'est même pas le nôtre.
Gabriel Attal a transféré 50 millions d'euros de la Sécurité civile vers la Tunisie, alors que les casernes françaises ferment faute de moyens.
Or, les 50 millions ne sont pas un don, mais un prêt de l'Agence Française de Développement. Aucun euro n'a quitté le budget de l'État français, et la Sécurité civile n'a subi aucune coupe. La Tunisie remboursera, avec intérêts, d'ici 2030. La vidéo de Diaz omet ce détail : l'argent n'a jamais quitté les coffres de l'AFD.
Sur les réseaux, la confusion entre prêt et cadeau a généré 12 millions de vues. Personne ne précise que l'AFD prête chaque année 12 milliards à des pays étrangers — sans que les pompiers français ne manquent jamais d'un extincteur.
Ce soir, à l'Assemblée, un député RN réclame la tête d'Attal pour un chèque que la Tunisie n'a même pas encaissé.
— René Lefèvre
Sources : AFD, Journal officiel, Cour des comptes



