Depuis la loi de 2025, plus de 200 élus français perçoivent un salaire à la RATP tout en occupant leurs mandats locaux. Parmi eux, Bally Bagayoko, maire LFI de Saint-Denis, cumule 112 000 € nets annuels. Une aubaine dénoncée par des internautes sous le hashtag #RATPGate, qui pointent un système opaque et coûteux pour les contribuables.
Bally Bagayoko, maire de Saint-Denis, cumule 112 000 € nets par an grâce à son salaire RATP et son mandat électoral.
Sauf que la loi de 2025 n’existe pas. Le cumul d’emplois publics et de mandats électoraux est interdit depuis 2017 par l’article LO 141 du Code électoral. La RATP confirme n’employer aucun élu en activité, et le cabinet de Bagayoko précise qu’il a quitté ses fonctions à la régie en 2020. La source virale ? Un tableau Excel trafiqué, partagé 80 000 fois sur X sans vérification.
Sur CNews, le sujet a été traité en boucle pendant trois heures. Aucun invité n’a mentionné l’article LO 141. À la RATP, un cadre soupire : « On a l’habitude. Chaque année, c’est la même fake news, avec un chiffre différent. »

Comment en est-on arrivé là, au juste ?
« 300 000 ans de mauvaises décisions expliqués. »
Découvrir →Ce soir, à Saint-Denis, des habitants manifestent devant une mairie vide. Le maire, lui, est en réunion à Bruxelles pour défendre les transports publics.
— Pierre Lacharrière
Sources : Code électoral (art. LO 141), RATP, Cour des comptes, DGCL



